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28 Mar

j'ai déjà visité pompidou metz en VIP !

Publié par tribudefilles  - Catégories :  #mot du jour

La métropole lorraine inaugurera le 12 mai la première décentralisation du Centre Pompidou. Vaisseau posé à quelques kilomètres du centre-ville.
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«Une chimère, le Graoully du XXIe siècle, un lieu de vie et de création artistique...» C'est en ces termes que Laurent Le Bon, conservateur, spécialiste du dadaïsme et aujourd'hui directeur du Centre Pompidou-Metz, évoque la nouvelle institution culturelle qui ouvrira ses portes le 12 mai prochain. Oublions donc le modèle du musée classique. Le centre lorrain ne possède pas de collections et mise sur l'innovation, la découverte expositions protéiformes accompagnées d'une programmation pluridisciplinaire et la convivialité. On ira aussi au musée pour y dîner, assister à un spectacle ou à une projection. Alain Seban, président du Centre Pompidou, a été clair: «Pompidou-Metz n'est pas chargé d'exposer nos réserves; il sera autonome et proposera un programme totalement différent de celui de Beaubourg.»

Ce merveilleux outil illustre la première décentralisation d'une institution culturelle nationale, donnant ainsi une respiration à un territoire au passé industriel et militaire. A la manière du Guggenheim de Bilbao. Selon le principe nippon du «dedans-dehors», il sera transparent et ouvert. C'est d'ailleurs à l'architecte japonais Shigeru Ban et à Jean de Gastines, son associé pour les projets européens, que l'on doit cet édifice dansant. Shigeru Ban se serait, dit-on, inspiré d'un chapeau chinois acheté en 1999 à la Maison de la Chine, à Paris, pour composer son architecture : ce vaste hexagone offrant plus de 5000 mètres carrés d'exposition, rythmé par trois galeries autoportées et traversantes, est coiffé d'une charpente de bois tressé (18 kilomètres de poutres en lamellé-collé) recouverte d'une membrane textile ondoyante et surtout translucide. Le bâtiment, livré en temps et en heure, a déjà accueilli les premières œuvres de l'exposition inaugurale intitulée «Chefs-d'œuvre?». Avec un point d'interrogation. «Les artistes du XXe siècle se sont posés cette question essentielle de l'histoire de l'art et nous souhaitions comme entrée en matière la poser au visiteur», précise Laurent Le Bon. Parmi les 800 œuvres issues principalement des collections de Beaubourg, on y verra des pièces maîtresses comme La Tristesse du roi, grand papier collé de Matisse jamais sorti des réserves de Beaubourg, mais également quelques partitions inattendues à vocation transversale. Pour la première fois dans une exposition d'art moderne, l'écrivain Charles Dantzig a été invité à repenser la notion de chef-d'œuvre en littérature et à en décrypter l'évolution : de l'apothéose du chef-d'œuvre classique symbolisé par Mallarmé, chantre de l'immobilité, à Malraux, l'auteur en mouvement.
source. lefigaro.fr

A l'occasion d'un entretien avec laurent lebon dans les bureaux du CPM, j'ai eu la chance de visiter en VIP, le centre, sa future librairie flammarion, ses salles immenses... en attendant de le retrouver riche des oeuvres exposées !

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