Rentrée des classes...
Qu’est-ce qu’un jour de Rentrée des classes ?
Un peu d’angoisse au ventre, de joie, de découverte, d’envies nouvelles, d’excitation… mais aussi de nostalgie pour les vacances passées.
C’est aussi une petite fille de 4 ans qui kangouroute dans la maison et trépigne d’impatience sur le trajet la menant à l’école ; la logorrhée débordante d’une autre puce de 3 ans avide d’avoir « sa » maîtresse et « son » sac à dos pour y mettre « son » goûter.
Nous étions 4 + 1 sur le chemin de l’école pour cette Rentrée forcément extraordinaire.
La nuit avez été paisible. Le réveil composé de bisous doux et de mots tendres « mon p’tit lapin, il faut te réveiller, c’est l’école ». L’une avait sauté hors du lit, partant aux toilettes avant d’enfiler t-shirt, jeans et chaussettes avec l’aide de maman. Pour la seconde, il fallu un peu plus de bisous, de mots tendres et c’est en zombi souriant qu’elle suivit le même parcours.
Rentrée en deux temps, 8h10 la grande, en moyenne section et en terrain connu, quelques baisers volés devant la nouvelle maîtresse et la classe l’avait déjà avalé.
Passage à la boulangerie pour du pain frais, retour à la maison pour prendre le grand sac des fournitures demandées et l’école de nouveau et queue devant la petite section.
En, rang d’oignons, parents et enfants blottis, des cris et des larmes s’échappant de la salle à chaque fois que la maîtresse appelait des nouveaux à entrer trois par trois.
Quelques parents connus, confiant leur angoisse de laisser leur petit pour la première fois, ils avaient souvent moins bien dormis que leur progéniture, et nous déjà vieux routards, les rassurant, et notre grande petite pas même effrayée par les larmes, des déchirants « maman » des petits écorchés comme abandonnés.
Nos filles encadrées, nous sommes retournés en duo à la maison. Elle était vide et silencieuse.
Un café avec un chocolat pour ne pas sombrer - enfin, argument tout trouver pour céder à la gourmandise.
Nous nous disions combien elles étaient déjà grandes nos petites.
Combien l’école est la vraie première coupure.
Combien nous sommes fiers d’elles.
Après un brin de ménage comme s’il fallait à tout prix se trouver une occupation, et comme si la maison se devait d’être rutilante et plus belle à leur retour, puis je leur ai mitonné à mes petits amours un plat des grands jours, du lapin forestière avec petits carottes fondantes, champignons et olives.
Elles ont retrouvé leur papa, après la cloche de fin de matinée.
Déjeuner vite engouffré. L’école avait creusé les petits ventres.
Je les ai laissé en début d’après midi, moi partant au travail, elles et lui reprenant le chemin de l’école.
Ce soir, les mêmes sourires, la joie d’une belle journée d’école, des dessins déjà avec un soleil, une maison bleue et un personnage la bouche en banane.
Demain, mercredi, une journée à la maison pour filles et papa… avant jeudi, une vraie première journée.
Les vacances sont bien finies !!!