biodiversité et filles en herbes !
Dernier week-end estival avant la Rentrée des classes.
Comme une parenthèse enchantée avant un retour attendu au gris et au traintrain.
Après le bonheur d’avoir retrouvé nos amours vendredi soir, samedi leur fût totalement consacré.
Visite chez Catherine la sage-femme le matin pour s’assurer que maman et future petite x-Lune vont bien. Puis en quatuor, courses chez le leader du sport pour chausser petits pieds de la Rentrée, couvrir le dos de la nouvelle écolière d’un sac orange et prévenir l’hiver de la grande d’un blouson violet.
Déjeuner de poulet et haricots frais cueillis du maraîcher de la veille avec en dessert pour les jeunes troupes à la façon mamy du Chambon un habile mélange de perle de lait vanille et de compote…
Et sous un ciel immaculé, le bonheur des sens en éveil dans le magnifique parc de Lacquenexy. La joie d’une maman fière que ses puces reconnaissant aussi bien, parmi tant d’essences, la
ciboulette, les tomates, salades, rhubarbe et autres cucurbitacées…
A les voir ainsi heureuses, épanouies, avides de connaître tel ou tel nom de plante, de fruit ou de légume, appréciant la beauté de l’une et de l’un, je ne pouvais m’empêcher de penser à cet
avenir écologique si noir, à la sinistrose que voudraient nous imposer les médias et qu’il serait de bon ton de tenir pour rester politiquement correct. Pourtant, je reste convaincue que tout
n’est pas perdu tant que des petites filles de 4 et 3 ans sauront reconnaître toutes les richesses de la nature, apprécier un beau paysage et vouloir le préserver. Elles étaient heureuses, elles
étaient libres et dans chacun de leur geste se lisait le respect. Je veux croire que grandes, elles garderont cet amour de la beauté naturelle, qu’elles auront à cœur de la préserver pour que
d’autres générations puissent comme elles, enfants, en découvrir les joies et les richesses.
Ce n’est pas être écolo de vouloir maintenir la biodiversité, c’est toujours simplement vouloir pour son prochain ce que l’on a pu connaître et apprécier.
Hier, elles avaient vu dans les jardins fleuris de Lacquenexy, des côtes de bettes, à midi, au retour de la piscine, elles en ont engouffrées cuisinées à la tomate, à la ciboulette et au persil.
C’est tout simplement cela que je souhaite leur apprendre….