le chercheur d'absolu
Le soleil décline à l’horizon.
Derrière lui un chameau, regarde au loin, cet ailleurs, vers lequel il devra marcher demain.
Ils se sont arrêtés au milieu de nulle part. À peine quelques brins d’herbes desséchés, seulement l’eau des réserves. Cet homme, il le sait se nourrit de peu, un méhari aussi.
L’homme est assis, sur un tapis, sorte de natte, posée à même le sol. Saharienne de couleur brune rehaussée d’une fine écharpe orange. Un bonnet noir, planté sur le haut du crâne. La peau de l’homme est tannée, comme celle d’un vieil indien. La barbe poivre et sel date de 6 à 7 jours. Curieusement les sourcils sont très bruns encore. Les yeux mi-clos, la tête légèrement inclinée vers le sol, il semble méditer.
Lui et l’animal attendent la nuit.
Où est-il ce désert ?
L’homme est silencieux. Il semble écouter cette terre aride qui l’entoure, guetter les esprits qui la peuple.
Il sait pourquoi il est là. Il a suivi le chemin. A-t-il douté un moment ? C’est-il retourné, homme incertain qui ne sait pas s’il a pris la bonne bifurcation ? Quoi qu’il en soit, il est là et pas question de faire marche arrière. Il va devoir avancer. Poursuivre la route.
Il croit au destin, au grand tout, mais il sait que nous sommes seuls responsables de nos choix et de nos erreurs.
« Voir loin et clair. (…) Il faut croire quand même, espérer quand même, aimer quand même. »
Th. Monod