marketing relationnel & 11 novembre
Nous regardions ce matin, « à trois filles » selon l’expression de Cléophée - grantoune, toutpetitoune et maman - les cérémonies du 11 novembre à Douaumont, le pompeux
rigoureux du protocole, la robe manteau souris de Carla, la démarche en canard de Nicolas, les élus, petits et grands, avec parmi les têtes connues Gérard Longuet.
Cléophée a juste titre me fit remarquer que les filles étaient majoritaires au nombre des enfants. Elle nota le salut militaire et le repris, compta les drapeaux français qui volaient, trouva la
pelouse belle et verte et décréta que l’ossuaire était le château de Verdun, ne manqua pas d’ailleurs de noter ce nom de ville dans les propos des commentateurs, rappelant que papa y travaillait
avant.
Pendant ce temps, grand et petitoune affrontaient le vent du matin pour du pain et un journal, mamy se préparait et mon amoureux de papa avait quitté le nid vers 9 heures pour rejoindre ces
camarades du dîner Bernard et un ami de passage à Metz. Comme la veille ils parleraient argent, business et surtout marketing relationnel !
Prenez un menuisier, qui facture une porte à 500 €. Prenez un autre menuisier qui, lui, installe la porte pour rien mais perçoit 0,50 € à chaque fois qu’un usager ouvre ou ferme la porte. Bernard
est tenté évidemment, l’idée ne peut que séduire. Que dire de mon amoureux !
De qui vient le concept ? De celui là même qui a fait sa renommée sur des titres au combien marketing : « Les hommes viennent de mars, les femmes de venus », ce que je prends pour une
niaiserie, mais que chiffres à l’appui on ne peut nier comme un réel succès commercial. Et ce monsieur ne s’en arrête pas là, puisqu’il a mis ses principes au rang de vérité, organisant des
colloques, des stages, des formations en entreprises… enfin tout une économie très rentable pour lui.
Cet homme de bon sens - et d’argent à n’en pas douter - propose ainsi au cours de séances, de dénoncer les différences entre hommes et femmes, d’expliquer l’art de demander à l’autre, de vivre
une vie sexuelle épanouie dans son couple…
Il est possible que ses one man show lui apporte une rente non négligeable, qu’ils aident bien des personnes… mais je ne peux m’empêcher de voir en lui une forme de gourou, télévangéliste certes
charismatique mais surtout malin comme un renard, et comme celui de la fable plutôt roublard.
Je juge vite, j’en conviens…
Alors laissons le bénéfice du doute à cet ami de Bernard et son concept. Et espérons que mon amoureux saura garder ses distances et son sens du jugement J