péri or not péri ?!
Je savais ce que je voulais à tout pris éviter en passant par une sage-femme indépendante, plutôt que de suivre l’itinéraire plus conformiste du gynéco et de la sage-femme
découverte en fin de parcours.
Je voulais de l’humain, je voulais une vraie écoute, je voulais un accouchement actif et non subi, je voulais que l’on m’appelle par mon prénom, que l’on me consacre plus que le temps qu’une
simple consultation, je voulais d’une approche naturelle et à l’écoute du bébé, de mon corps…
Aujourd’hui, j’ai connu pendant 10 minutes tout ce que j’avais évité, le temps de la consultation obligatoire avec une anesthésiste de la clinique.
Que vous vouliez la péridurale ou pas, ce rendez-vous est obligatoire.
On se demande bien pourquoi, quand il est fait avec une telle rapidité et avec une dépersonnalisation absolue.
A peine un bonjour - l’au revoir souriant ne viendra jamais - un questionnaire bien vite rempli, une ordonnance pour une prise de sang light - peu informative, la tension notée en vitesse.
On s’assoit, le temps de se demander pourquoi on est là - « vous êtes suivi par CL… pas de péridurale alors, je suppose - non, en effet, dans l’idéal… »
Dès lors, je sentais bien qu’elle trouvait cet entretien inutile. Il n’aurait pourtant tenu qu’à elle, qu’elle le rende plus chaleureux.
Et tout peut arriver lors d’un accouchement.
Qui sait si je n’aurai pas au final besoin d’une intervention médicale ?
Qui sait si un anesthésiste ne sera pas appelé en urgence le jour J ?
Elle m’a de toute façon indiqué, que compte tenu du contexte de l’accouchement naturel avec CL, l’anesthésie ne sera pas d’usage, puisqu’il est probable que la demande serait trop tardive.
En cas d’urgence, l’anesthésie générale sera donc de mise…
Je ne sais comment je dois interpréter cette annonce, qui ne m’avait pas été faites lors des mes précédentes grossesse.
Nouveau protocole ?
Une façon de m’indiquer que c’est tout ou rien, sachant que l’anesthésie générale serait évidemment la plus mauvaise hypothèse pour moi comme pour ma puce lunaire.
Je me suis alors remémorée les propos de la veille, énoncés lors la troisième séance de préparation à l’accouchement.
Et surtout - mondialisation de l’information par le net - j’ai trouvé les conclusions d’une étude médicale réalisée au Québec et qui devrait me semble-t-il être au moins proposée à la lecture de
toute future maman, pour qu’en toute connaissance de cause, elle puisse opter ou non pour la péridurale…
Quelques extraits choisi de ce travail de thèse :
Effets secondaires de la péridurale :
- augmentation de la durée du premier stade du travail en raison de la diminution et de la qualité des contractions
- allongement du deuxième stade du travail pouvant entraîner des hémorragies post partum plus nombreuses
- augmentation de l’usage des forceps, ventouses et césariennes - cas encore plus fréquent quand la péridurale est administrée avant 5 cm de dilation
- risque accru d’hypoxie du bébé pendant le travail - càd mauvaise oxygénation du bébé, état accentué par la position allongée sur le dos de la maman
- incontinence, largement révélée par des gastro-entérologues
- difficultés pour l’enfant de mettre en place les capacités requises pour un bon allaitement
- diminution de la capacité d’allaitement de la maman
Enfin, je m’arrête là, chacun son choix… mais toutes ces remarques me poussent plus que jamais vers la voie la plus naturelle possible, sachant pas que la douleur de l’accouchement, est si vite oubliée !