avancer dans la vie
L’été, les vacances, se sont pour moi, aussi, les lectures d’été. Autant de livres que l’on n’aurait pas lu, que l’on a du laisser de côté faute de temps, que l’on s’était promis
de lire. 
Depuis, notre installation en retraite auvergnate au vert - chemin vert - elles ont été au nombre de trois, et deviendront d’ici la fin de cette semaine quatre et peut-être cinq avant notre
retour : La ferme africaine, version intégrale de Karen Blixen, qui a donné lieu au magnifique film Out of Africa ; Les hommes entre eux, de mon rituel Jean-Paul Dubois ; La poursuite du bonheur,
saga fleur bleue - et donc estivale - de Douglas Kennedy et Les dames de nage de Bernard Giraudeau.
Point commun entre ces romans, ils m’ont emporté ailleurs, le temps de la lecture, dans les seps chaudes de l’Afrique aux côtés de Kikuyu, dans le grand nord canadien et ses neiges et bourrasques, dans l’Amérique mac cartiste et entre terre et mer.
Bernard Giraudeau, dit des dames de nage qu’elles « servent à avancer dans la vie » . Je pense qu’il en est de même des livres. En nous portant dans un autre univers, proche ou
éloigné du notre, ils nous poussent à l’introspection. Leur écriture nous nourrit, paysages et personnages nous emmènent loin du quotidien.
Malgré ce que certains professionnels du livre peuvent en penser, j’ai toujours - bien que n’aimant pas particulièrement ses écrits - suivi les commandant du lecture de Daniel Pennac. La lecture doit rester un plaisir et le lecteur maître de son rythme, de ses envies. Ainsi, j’avais pris en main Alabama song de Gilles Leroy - Goncourt 2007 - que j’ai bien vite abandonné au bout de quelques pages. Je ne cache pas avoir lu un peu vite certaines descriptions de Karen Blixen, les trouvant trop laborieuse. Mais ce qui importe, c’est le plaisir que j’ai trouvé à ces lectures, ces instants passés avec l’écriture et l’imaginaire d’un autre. J’aime sortir d’un roman des images plein la tête, des noms, des lieux… puis enchaîner sur un nouvel univers, très différent du précédent. Ainsi, de l’Afrique coloniale au Canada contemporain, à l’Amérique radicale de l’après-guerre…
Mon congé maternité à venir très bientôt offrira d’autres longues plages de lecture… les libraires vont être contents !