mère porteuse
quand j'ai voulu en parler avec mon amoureux l'autre soir, je n'ai pas pu finir ma phrase, prise par les larmes, mon petit coeur à bout.
le débat actuellement sur les mères porteuses me touche que je ne saurais le dire.
quand j'étais encore une jeune femme libérée et célibataire, je concevais parfaitement qu'une femme prenne son ventre à une autre pour lui donner un enfant. je trouvais le geste beau et je le pensais sans gravité, sans contre partie, sans problème. deux grossesses plus tard, un bébé mouvant une nouvelle fois dans mon ventre, je sais combien porter ainsi un enfant n'a rien d'anodin. comme entendu récemment, un ventre n'est pas un simple four à pain !
je pense qu'il faut arrêter de pousser les femmes en mal
d'enfants à franchir les frontières sans garanties pour un don d'ovocyte ou pour trouver une mère porteuse. je pense qu'il faut laisser à ces femmes, à ces couples, la chance de trouver le
bonheur dans la parentalité. mais je pense aussi qu'il faut légaliser le rôle de la mère porteuse, la protéger elle aussi. comme le don d'ovocyte que j'aurais tant aimé proposer, il faut faire en
sorte que l'argent ne puisse pas être le moteur, de même, le bébé porté ne doit avoir aucun lien de parentalité avec la mère, c'est à dire ovule et sperme étrangers. la mère porteuse ne doit être
qu'un nid douillet qui va couver l'enfant. et dès lors il faut aussi encadrer cette mère - car elle en est une - l'aider à porter l'enfant et la préparer à s'en séparer.
lui laisser aussi la possiblité - même si elle est douleureuse pour les parents dans l'attente - la possiblité de garder l'enfant si le lien établi en 9 mois est trop fort pour qu'elle parvienne à le "lâcher".
personnellement, si le don d'ovocyte ne me posait a priori aucun problème, parce que je le savais anonyme et presque immatériel, je serai bien incapable de prêter mon ventre pour une autre, de porter en moi, de sentir bouger un petit être que je saurais ne pas être mien.
comme pour les dons d'ovocyte, j'imagine que la question de l'âge de la mère porteuse se posera. on l'a voudra jeune, mais en même temps, il lui faudra avoir déjà porté ses propres enfants... et avec le retard de la première grossesse, trouvera-t-on en France cette "denrée" rare ?
problème de couple, de femme, d'éthique, qu'il faut légiférer sans nul doute, mais combien de données à prendre en compte et comment être certains de ne rien oublier de faire le bon choix pour l'enfant à naître ???
le débat actuellement sur les mères porteuses me touche que je ne saurais le dire.
quand j'étais encore une jeune femme libérée et célibataire, je concevais parfaitement qu'une femme prenne son ventre à une autre pour lui donner un enfant. je trouvais le geste beau et je le pensais sans gravité, sans contre partie, sans problème. deux grossesses plus tard, un bébé mouvant une nouvelle fois dans mon ventre, je sais combien porter ainsi un enfant n'a rien d'anodin. comme entendu récemment, un ventre n'est pas un simple four à pain !
je pense qu'il faut arrêter de pousser les femmes en mal
d'enfants à franchir les frontières sans garanties pour un don d'ovocyte ou pour trouver une mère porteuse. je pense qu'il faut laisser à ces femmes, à ces couples, la chance de trouver le
bonheur dans la parentalité. mais je pense aussi qu'il faut légaliser le rôle de la mère porteuse, la protéger elle aussi. comme le don d'ovocyte que j'aurais tant aimé proposer, il faut faire en
sorte que l'argent ne puisse pas être le moteur, de même, le bébé porté ne doit avoir aucun lien de parentalité avec la mère, c'est à dire ovule et sperme étrangers. la mère porteuse ne doit être
qu'un nid douillet qui va couver l'enfant. et dès lors il faut aussi encadrer cette mère - car elle en est une - l'aider à porter l'enfant et la préparer à s'en séparer.lui laisser aussi la possiblité - même si elle est douleureuse pour les parents dans l'attente - la possiblité de garder l'enfant si le lien établi en 9 mois est trop fort pour qu'elle parvienne à le "lâcher".
personnellement, si le don d'ovocyte ne me posait a priori aucun problème, parce que je le savais anonyme et presque immatériel, je serai bien incapable de prêter mon ventre pour une autre, de porter en moi, de sentir bouger un petit être que je saurais ne pas être mien.
comme pour les dons d'ovocyte, j'imagine que la question de l'âge de la mère porteuse se posera. on l'a voudra jeune, mais en même temps, il lui faudra avoir déjà porté ses propres enfants... et avec le retard de la première grossesse, trouvera-t-on en France cette "denrée" rare ?
problème de couple, de femme, d'éthique, qu'il faut légiférer sans nul doute, mais combien de données à prendre en compte et comment être certains de ne rien oublier de faire le bon choix pour l'enfant à naître ???