lettre au poète richard rognet
Cher Richard,
Quel sentiment curieux, quelle émotion, de lire des mots, des phrases, des pensées, des paysages et des souvenirs d’enfance qui ne sont pas les votre et qui pourtant, vous sont dédiés.
C’est inédit pour moi et je vous le dois.
Depuis la première lecture de vos textes, alors que j’ignorais jusqu’alors – veuillez m’en excuser – que vous existiez, j’ai ressenti vos mots, j’ai eu la sensation que cette mélancolie diffuse et douce était la mienne.
Dans ces XI poèmes publiés dans Dièrese – autre découverte que je fais grâce à vous – je retrouve certains thèmes que je porte en moi au plus profond : la Nature, sa vie, ses paysages, ses parfums, la tendresse, la douceur déchirante du temps qui passe…
J’ai lu une fois, deux fois, trois fois dans ma tête, à haute voix pour mon amoureux.
Devrais-je les apprendre par cœur ? Cet hommage que vous me faites en me dédiant ces textes, vaut bien que mon cerveau encombré de préoccupations professionnelles et maternelles retienne les pensées que vous avez eues entre le 1er janvier et le 28 avril de cette année.
Savez-vous que je suis née un 1er mai ? Comme un signe, vous avez cessé d’écrire « pour moi » juste à temps.
J’aimerais avoir vos mots, pour vous remercier. Ecrire aussi bien que vous les matins d’avril, la neige qui affame les mésanges, la blancheur parfumée du lilas.
La maternité, le bébé qui appelle mon sein, au lever du jour, m’ont obligés à être matinale. Mais je crois, au fond, que j’aime me retrouver seule dans la fraîcheur de l’aube, quand la maison dort encore. Je prépare un thé, auquel j’ajoute un peu de miel de montagne en hiver, et je lis, préférant une simple chaise de cuisine plutôt qu’un fauteuil douillet, pour qu’un peu d’inconfort me garde pleinement éveillée et attentive.
Petite, je n’aimais pas lire. Mes filles m’ont toujours vu un livre à la main et ils sont partout autour de moi aujourd’hui. Pourtant, je ne pense pas être une « grande » lectrice encore moins une professionnelle de la lecture, juste une curieuse, qui aime entrer dans des univers, décoder les signes, apprendre, comprendre.
Merci, Richard, de cette amitié que vous me faites, de ce don que je reçois avec émotion.
Prenez bien soin de vous,
Quel sentiment curieux, quelle émotion, de lire des mots, des phrases, des pensées, des paysages et des souvenirs d’enfance qui ne sont pas les votre et qui pourtant, vous sont dédiés.
C’est inédit pour moi et je vous le dois.
Depuis la première lecture de vos textes, alors que j’ignorais jusqu’alors – veuillez m’en excuser – que vous existiez, j’ai ressenti vos mots, j’ai eu la sensation que cette mélancolie diffuse et douce était la mienne.
Dans ces XI poèmes publiés dans Dièrese – autre découverte que je fais grâce à vous – je retrouve certains thèmes que je porte en moi au plus profond : la Nature, sa vie, ses paysages, ses parfums, la tendresse, la douceur déchirante du temps qui passe…
J’ai lu une fois, deux fois, trois fois dans ma tête, à haute voix pour mon amoureux.
Devrais-je les apprendre par cœur ? Cet hommage que vous me faites en me dédiant ces textes, vaut bien que mon cerveau encombré de préoccupations professionnelles et maternelles retienne les pensées que vous avez eues entre le 1er janvier et le 28 avril de cette année.
Savez-vous que je suis née un 1er mai ? Comme un signe, vous avez cessé d’écrire « pour moi » juste à temps.
J’aimerais avoir vos mots, pour vous remercier. Ecrire aussi bien que vous les matins d’avril, la neige qui affame les mésanges, la blancheur parfumée du lilas.
La maternité, le bébé qui appelle mon sein, au lever du jour, m’ont obligés à être matinale. Mais je crois, au fond, que j’aime me retrouver seule dans la fraîcheur de l’aube, quand la maison dort encore. Je prépare un thé, auquel j’ajoute un peu de miel de montagne en hiver, et je lis, préférant une simple chaise de cuisine plutôt qu’un fauteuil douillet, pour qu’un peu d’inconfort me garde pleinement éveillée et attentive.
Petite, je n’aimais pas lire. Mes filles m’ont toujours vu un livre à la main et ils sont partout autour de moi aujourd’hui. Pourtant, je ne pense pas être une « grande » lectrice encore moins une professionnelle de la lecture, juste une curieuse, qui aime entrer dans des univers, décoder les signes, apprendre, comprendre.
Merci, Richard, de cette amitié que vous me faites, de ce don que je reçois avec émotion.
Prenez bien soin de vous,