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10 Mar

Vatican : un blanc-seing pour le violeur d'enfant !

 - Catégories :  #mot du jour

Dimanche, journée de la femme… et bientôt l’actualité a rattrapé la cause féminine dans toute son horreur et son injustice.

Au Brésil, une petite fille de 9 ans, violée par son beau-père depuis l’âge de 6 ans - à peine un an de plus que Cléophée - vient d’être excommuniée de même que sa mère, des médecins et infirmières pour avortement. La fillette enceinte depuis 15 semaines de jumeaux, 30 kilos de souffrance, n’aurait pu survivre à cette grossesse.

Le Vatican abhorrant l’IVG, a donné son aval à cette exclusion qui, dans un pays catholique pratiquant comme le Brésil, offre un blanc-seing au violeur d’enfant.

À une petite fille brisée, souillée, meurtrie s’ajoute la honte, celle d’être femme.

Le honte d’appartenir à un sexe, qui pour certain sera toujours fautif, sera toujours le sexe faible, celui qu’il faut brimer, briser.

Un article de plusieurs pages, dans le Télérama de cette semaine, ne dit pas autre chose, en mettant l’accent sur une nouvelle réalité, qui ne touche plus seulement les banlieues, mais aussi toutes classes de la société « les relations entre les garçons et les filles, jamais faciles à l’adolescence, se sont dégradées. (…) Des termes aussi délicats que « salope », « chiennasse », ou, un must, « elle est bonne », sont couramment employés (…) On n’a pas besoin d’aller jusqu’aux coups, une blague sexiste est déjà une violence. »

Et la télévision dans sa programmation - volontaire ? - d’accompagner cette actualité, en programmant, comme un rappel à l‘Histoire, « Victoire ou la douleur des femmes » - tiré du roman éponyme de Gilbert Schlögel - qui aborde le combat pour la légalisation de l’avortement des années 30 au milieu des années 70, avec Marie Trintignant dans le rôle titre.

Trois filles sous notre toit. Il faudra leur faire comprendre leurs droits, comment des femmes - des hommes aussi - longtemps avant leur naissance, se sont battus pour qu’elles puissent aller à l’école, voter, vivre pleinement leur corps. Elles ne devront pas considérer comme acquis cette liberté héritée au berceau. J’aimerais qu’elles restent vigilantes, résistantes.

Je veux leur apprendre le respect et l’ordre, tout autant que la désobéissance civique.

Les grandes savent déjà que leur corps leur appartient, aucun adulte, aucun enfant n’a le droit de toucher leurs parties intimes sans leur assentiment.

Nul n’a le droit de les dévaloriser, de porter un jugement sur leur physique, de les dénaturer.

Hier, Cléophée m’a offert un dessin magnifique. Une maman, moi, sa maman, de grands bras fins, un bébé dans le ventre. Ce joli personnage féminin souriait, le bébé dans son ventre, c’était elle en réduction, souriant de même.

Chaque fois, que l’actualité nous rappelle une horreur subie par un enfant, les larmes aux yeux, le cœur en vrac, je fais promettre à mon amoureux, de veiller sur elles, toujours, de toutes ses forces, pour que jamais personne ne fasse mal à nos bébés.

Il promet, toujours, m’enveloppant avec tendresse.

Et je m’endors confiante, lovée dans son épaule, jusqu’à la prochaine atrocité.

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