le cas de la meuse
j'ai vécu plusieurs années, les plus belles de mon adolescence, dans un département magnifique, dans une nature sauvage et préservée, loin des villes et de leur violence, en Lozère. j'y avais suivi
mes parents par curiosité, et parce qu'à 14 ans, on ne choisit pas. mais j'ai tout de suite aimé cette terre de montagnes, de plateaux et de rivières, ces gens à l'accent chantant du Sud, cette
pointe nord du Languedoc Roussillon à l'abris dans son écrin de verdure. j'y ai découvert l'amour à tous les sens du terme et surtout j'y ai appris la passion et le respect de la nature. je vis
aujourd'hui non loin d'un département tout aussi déserté, beau aussi par bien des aspects. mais je n'en vois pas l'avenir bien que maintenant à 1 heure de Paris par le TVG Est. une
terre ne peut vivre que part la richesse que lui apporte les autres. une terre n'a devenir que si elle s'ouvre et s'offre. en Meuse je ne vois rien de tout cela. des élus assis sur leurs
prérogatives, droits dans leurs bottes, tournés vers un passé de guerre. on dit que les mariages consanguins portent des générations débiles, je n'irai pas jusque là, mais... Meuse ouvre toi, pemet
à un sang neuf de couler entre tes pierres. toi qui a été pourant nourrie des larmes et du sang d'hommes venues de France, du Monde entier. as-tu oublié ?