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JALINETTE !

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 18:15

Parfum doux amer, puis âpre en bouche, un arrière gout de miel. Sa main incline le verre. Il coule en elle, bien être indécent. Il est chaud dans sa gorge, puis au creux du ventre. Là où était le grand vide. La musique en elle aussi. La lumière plus vive. Les sons en échos.

Elle le sent couler maintenant dans ses veines, son pouls bât plus vite.

Sur la piste, elle commence à danser, indifférente aux autres. Seule avec elle et lui, ce verre au creux de la paume, sa belle couleur dorée. Elle n’a plus soif, sauf de chaleur, sauf d’apesanteur, sauf de musique, chaque instrument comme un battement de cœur.

Elle est bien, tellement bien. Le temps n’a plus de prise. Elle n’a plus de doute.

Son corps n’est ni beau, ni mince, ni imparfait,  il est nu, comme au premier jour, et elle s’en fout. La nuque souple, les hanches roulantes, l’épaule aguichante, le regard fixe. Elle veut les yeux sur elle, ils ne la saliront pas. Elle est étoile, ballerine, diva, gogo danseuse, majorette, Claudette, rat musqué, souris verte…

La main pose le verre. Un autre. A chaque gorgée, un peu plus de chaleur en elle. Elle rit, sourit à qui veut. Elle répond à tous les prénoms. Elle est multiple. Elle pourrait partir avec lui, lui, lui, lui et n’en aimer aucun. Aucune. Mi chatte, mi louve, mi lionne, la nature en elle, féline, en chasse.

Elle sait bien que parfois le sol se dérobe, mais elle s’en fout, elle vole.

Rouge, vert, violet, jaune, elle se saoule de lumière, caméléon, aucune ne s’attache.

Elle regarde ses mains, les veines, réseau de câbles bleus sur sa peau blanche, serpents mouvants.

Elle ne voit plus les visages, les rires explosent dans sa tête.

Un corps étranger s’enroule autour du sien, d’autres bras, d’autres mains, sur ses fesses, ses seins, lèvres en duo. Elle se laisse envelopper de la chaleur du dehors, elle brule en dedans.

« On sort ?

-          Oui… »

Black out.

 "Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie

Ta vie que tu bois comme une eau de vie. »

extrait de Zone, « Alcools », Apollinaire (1912)

Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 18:17

Je croisais, récemment, à Paris, une affiche m’invitant à ajouter dans mes « appli » le parc des expositions de la Porte de Versailles. Quelques pas plus tard, je butais dans les couloirs du métro, contre une jeune femme trop concentrée sur son écran tactile, un casque protubérant de marque, greffé sur les oreilles. De retour dans ma province tranquille, je jetai un coup d’oeil à mon mur facebookien et constatais qu’une bonne moitié de mes amis réajustait son profil depuis un smartphone.

Comme pour me rassurer sur le fait que je n’étais pas la seule en dehors de cette tribu d’envahisseurs, je tapais sur le clavier du pc : « anti smartphone »… Et je m’orientais vers un article paru en 2010, ventant les mérites de John’s phone, un carnet d’adresses papier et son stylo, camouflés dans un téléphone portable simpliste, répondant à la plus légitime des attentes, appeler-se faire appeler. Je visionnais même, avec un brin d’incrédulité, une vidéo, tout aussi primitive et nue que le produit qu’elle voulait promouvoir. Le cœur de cible ? Des séniors technophobes, mais pas trop, ou quelques altermondialistes urbains ?

 

John’s phone, lancé il ya 2 ans, n’avait probablement pas trouvé son marché, tandis que les smartphones en tout genre, assurément, en grignotaient de nouvelles parts à chaque instant.

L’usage que j’ai de mon téléphone portable est plus que conventionnel. J’appelle, on m’appelle, j’envoie des sms, en reçois. Je n’ai utilisé que de rares fois le mode radio, moins encore la mini torche.

J’aurais bien, sans nul doute, l’utilité d’un écran tactile, me permettant de rester connectée au monde du web et à mes boites mel 24/24. Mais dans quel but ?

Tandis que les filles grandissent, je retrouve du temps pour moi, arrive à m’extraire des tâches ménagères, des contraintes familiales, pour une lettre manuscrite, une lecture papier, un plat maison, une discussion collective pour refaire le monde.

Il y a 5 ans à peine, dans le métro, comme dans le train, dans les jardins publics… on voyait encore des gens de tous âges lire de vrais romans papiers, un journal, un magasine. Où sont-ils tous partis ?

Chaque génération à ses codes et ses outils. J’y viendrai, et si je ne le fais pas assez vite, j'y serai poussé par les demoiselles de la maison des mirabelles.

Mais que devrai-je sacrifier alors ? Quand bien même, la résolution des images progresse, et nous permettra bientôt de voir avec netteté sur un écran le visage de l’être aimé, et de dialoguer avec elle ou lui, comme en directe. Il manquera à la communication des êtres, l’essentiel : le doux parfum de la peau, le pétillant de l’œil – pour y lire l’âme.

Ma vie sans smartphone est belle de rencontres, de baisers doux et de discussions qui parfois n’ont ni queue ni tête, mais qui rendent chaque minutes plus belles.

Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:39

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Merci pour cette belle fin d'année 2011... 2012 nous sommes là !S6309403S6309372S6309438S6309450S6309363S6309369

Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 17:30

2011 dec train coca (21)En 1931, la célèbre marque américaine de soda habillait de rouge un vieux monsieur et plaçait dans sa hotte des bouteilles à déposer au pied du sapin... et en ce dimanche de décembre 2011, son fan le plus fervant, accompagné de ses grandes filles, l'a rencontré en gare de Metz...

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 16:24

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Opération déco de Noël,

pas mission impossible pour la maison des Mirabelles...

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