Dimanche 22 novembre 2009
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Un bel atelier couture entre filles, pour donner naissance, en ce dimanche après-midi, à de beaux sacs pour de jolis secrets...
Par tribudefilles - Publié dans : mot du jour
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Dimanche 22 novembre 2009
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« Si tu veux être heureux sur ta planète bleue, écoute moi, gaspille pas, l’eau des p’tits pandas… »

Un dimanche matin comme les autres, d’une douce simplicité. Les petits pas furtifs, d’une grande demoiselle, sur le plancher , aller-retour chambre-toilettes, vers 7h30. Bientôt, le gazouillis feutré, de la petite dernière, « dada, miam, papa, dadama… ». L’odeur chaude matinée de baisers de mon voisin de lit.

« C’est tôt…

- vais chercher mon bébé…

- humm »

Enroulée dans sa turbulette rose, elle se relève, tend les bras vers moi, un sourire que j’imagine, l’oreille du doudou serrée entre les dents.

Sa chaleur, celle d’un petit animal sortant tout juste du sommeil.

Allongées, en fusion, la couette ne laissant voir que nos têtes. L’habitude de trouver le sein du premier coup, et de téter goulûment. Ma main caresse le velours du pyjama, les petites dents de lait serre un peu trop parfois ma peau fine, quand elle veut reprendre le sein qui pourrait lui échapper. L’habitude est là, mais pas la lassitude. Nous ne faisons qu’une en ce matin chômé, et il en sera de même quatre autres fois dans la journée.

Allongées à droite, puis à gauche et le ventre rond, la bouche goulue reprennent les réflexes d’un grand bébé. Assise, elle nous tend ses doudous pour que nous les embrassions, son père et moi. Nos minutes fusionnelles passées, elle revient à tous.

Je me lève alors, passage dans la salle de bain, où viennent me rejoindre les grandes. L’une sautillante, l’autre, un visage blond aux cheveux entrelacés, pas encore tout à fait réveillée.

« Si tu veux être heureux sur ta planète bleue… quand tu t’brosses les dents, ferme le robinet, demande à maman un joli gob’let. »

Je ne savais pas que les enfants avaient autant de paysages, de personnages et de soleil, en tête, à dessiner. Tartines de beurre, bols de lait… et la table, les feutres et crayons, l’imagination en action. Avec le temps, les traits se précisent. Les soleils sont toujours souriants, même sous la menace des nuages. Les fleurs étalent leurs pétales multicolores à hauteur d’homme. Les filles portent robe, garçons pantalon, et les bébés sont plus petits que les autres. Maman a longtemps porté un gros ventre et un nombril épanoui. Aujourd’hui, plus rarement, mais le bébé est là, intégré à la famille, qui se doit d’être nombreuse, incluant le plus souvent les grands parents.

Noël, depuis quelques semaines, avec ses sapins verts et étincelants, les cadeaux, le Père Noël et ses rennes, les enfants sages… déjà le doute, dans la tête de la plus grande, le caftage de plus âgées à la danse. Et maman de dire qu’elle n’a jamais vu le vieux monsieur en vrai, mais pour autant toujours eu des cadeaux, et une belle table pour se retrouver.

« Si tu veux être heureux
Sur ta planète bleue
Ecoute-moi, gaspille pas
L'eau des p"tits pandas!

Quand tu t'laves les mains
Laisse pas couler l'eau
Et au lieu d'un bain
Prends une douche plutôt

Quand tu t'brosses les dents
Ferme le robinet
Demande à maman
Un joli gob'let

Pour que ton vélo
Soit toujours très beau
Oublie le jet d'eau
Et remplis un seau

Arrose ton jardin
Très tôt le matin
Ou alors le soir
S'il fait presque noir. »

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Mercredi 18 novembre 2009
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Ok, c’est l’hiver. Les feuilles qui étaient si belles et si jaune d’or, tombent au premier souffle.

N’empêche, la saison froide n’a pas que des inconvénients. On peut se lover contre son amoureux la nuit venue et mettre bonnets et écharpes pour affronter la bise sur le chemin de l’école.

Mais l’hiver, dans la douceur de la maison, c’est aussi du bonheur partagé tout simplement, en famille.

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Mardi 3 novembre 2009
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Dans un album des filles, une jeune sorcière, rendue triste par une maison lugubre, peuplée seulement de chauve-souris, chats noirs et autres hiboux, kidnappe un bébé dans un jardin public. Bien sur, elle ne sait pas comment calmer ses pleurs quand il a faim, comment le bercer, sinon le jeter en l’air avec l’espoir que les larmes cesseront. Son voisin - et amoureux - fermier finira pas rassurer la belle, lui prouver qu’un bébé n’est pas un simple jouet que l’on prend et que l’on laisse… La dernière illustration montre notre jeune sorcière, juchée sur son balai, un ventre rond sous sa petite robe cendre J

Nos petites sorcières à nous, sont évidemment très gentilles et douces et tellement bien en tribu de filles. Avec elles, la vie est belle toujours, les après-midi riches et tendres, d’un sourire elles effacent tous les maux… de vraies sorcières je vous disais lol


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Lundi 2 novembre 2009
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Merci aux marraines, parrain, papy, mamy, amis, cousins et cousines, petits et grands... sans oublier le maître des lieux, et Aladin, notre bon génie, pour tant de cadeaux et de gentillesses pour notre petite dernière, EDEN-LUNE.
Merci à ceux aussi qui n'ont pu venir.

www.cridart.com


































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Jeudi 29 octobre 2009
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© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 29 Octobre 2009. / Lorraine /
Droits de reproduction et de diffusion réservés

 
Aurélie Marand possède un regard global sur la filière livres en Lorraine. Elle est la directrice du centre régional du livre.

 
Comment se porte le milieu de l'édition en Lorraine ?
Aurélie MARAND, directrice du centre régional du livre, un service du conseil régional de Lorraine, chargé de venir en aide à la filière livres
: « C'est une filière très active. Il existe une cinquantaine de maisons d'édition. Beaucoup sont apparues dans les sept dernières années et 80 % d'entre elles ont un statut associatif. Elles représentent tous les genres littéraires : histoire, patrimoine, beaux livres, romans, nouvelles, BD, littérature jeunesse, poésie ou théâtre, ce qui est exceptionnel. La grande majorité des maisons professionnelles ont moins de cinq salariés. Par contre, elles sont stables et existent depuis vingt ou trente ans. Elles sortent en moyenne entre cinq et vingt-cinq ouvrages par an, ce qui est plutôt bien. Les têtes de pont sont les éditions Serpenoise, qui ont un catalogue exemplaire avec une grande diversité et Pierron, qui a changé sa ligne éditoriale. Elles font moins de titres pour se consacrer aux beaux livres et aux ouvrages de fond. »
Les éditeurs lorrains peuvent-ils nourrir des ambitions nationales ?
« C'est de moins en moins un handicap d'être en région. Les auteurs en ont marre des grandes maisons parisiennes où ils ne sont que des numéros. Ils privilégient aujourd'hui le contact humain. Les éditions Circé, à Belval, dans les Vosges, font de la traduction de romans étrangers et publient au niveau national. Les éditions Le Verger des Hespérides, créées il y a quatre ans à Nancy, travaillent sur des romans pour adolescents et des albums musicaux. Notre boulot consiste aussi à faire connaître nos éditeurs. Nous en avons amené au festival de BD d'Angoulême ou au Salon du livre de la jeunesse à Montreuil. Lors de ce dernier, une maison de Vigy, Le Minibus, a gagné un appel à projet lancé par La Poste, avec à la clé une édition à 30 000 exemplaires. Ce qui est énorme. »
Si nos maisons d'édition se portent bien, cela veut-il dire qu'il existe un vivier d'auteurs de grande qualité en Lorraine ?
« Effectivement. La vitalité de l'édition jeunesse dans la région peut s'expliquer par la présence d'écoles supérieures d'art, à Metz, Nancy ou Epinal, qui proposent une ouverture à l'illustration. On a aussi un IUT Métiers du livre à Nancy. Et puis il y a une jeune génération qui arrive à se faire publier. L'écrivain vosgien Eric Marchal vient d'obtenir pour Influenza, aux éditions Anne-Carrière, le prix Carrefour du premier roman. Le Messin Thierry Hesse a publié un roman exceptionnel, Démon, aux éditions L'Olivier. Il écrivait au départ dans une revue lorraine, L'Animal. »
Il existe aussi en Lorraine beaucoup de manifestations littéraires. Cette situation est-elle commune ?
« On en comptabilise une cinquantaine, ce qui, sur un même territoire, est très rare. D'autant plus que la qualité est au rendez-vous, avec notamment quatre mastodontes. Le Livre sur la place, à Nancy, attire 120 000 visiteurs en trois jours. L'Eté du livre, à Metz, en est à sa 22e édition. Ce sont des moments très attendus du public. Mais il y a aussi le Festival international de géographie à Saint-Dié, qui connaît une réussite d'envergure internationale. Sans oublier les Imaginales, d'Epinal, qui ont pris une grande ampleur et attirent des auteurs de renom. »
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Mercredi 28 octobre 2009
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Il est planté, là, devant cette masse qui doit faire deux têtes de plus que lui au moins.

L’autre est tout de noir vêtu, survêtement aux trois bandes, capuchonné mode des banlieues.

Lui, semble sorti d’une bande dessinée des années 50, collant noir, justaucorps bleu électrique, cagoule bleu-blanc-rouge, gants de cuir noir, idem pour les baskets et surtout un cape vermillon qui semble vouloir s’envoler au premier souffle.

Le colosse noir, sûr de lui, s’approche dangereusement du super héros de pacotille.

« T’es flic ? Si t’es pas flic attention à toi, j’vais te péter la gueule. Alors t’es flic ? Montr’ta plaque… »

Le lilliputien à cape rouge n’a peut-être pas le sens du ridicule, mais lui reste l’instinct de survie.

Il se retire, tête basse, le grand black toujours menaçant. Fin de l’épisode. David n’a pas battu Goliath mais il a un portable et vient de composer le numéro de la police locale. Elle viendra faire une ronde, peut-être saura-t-elle saisir l’opportunité d’un contrôle d’identité pour mettre sous les verrous, quelques heures au moins, le dealer de ce soir.

Scène de la vie ordinaire dans la cité de demain ? Peut-être ! En attendant, ils sont plus de 300 à jouer les super héros dans les rues de grandes villes américaines.

Certains font des collectes pour les SDF et apportent un peu de chaleur et de réconfort au plus froid de l’hiver, d’autres sillonnent les rues, la nuit venue, à la recherche de malfrats et vendeurs de drogues, pour tenter de les dissuader à défaut de les arrêter.

Doit-on se féliciter qu’une volonté citoyenne touche ainsi certains d’entre nous, même si ces bénévoles - à l’anonymat finalement très relatif - ont besoin de tenues improbables de supers héros pour faire le bien ?

Il faudrait donc croire à les voir, que la bonne action ne suffit plus.

Faut-il surtout qu’elle marque les esprits, qu’elle soit médiatique !

Coluche n’avait-il pas un nez rouge ?

Les scouts - qui connaissent un regain d’adhésion - portent toujours un uniforme communautaire.

Alors pourquoi pas un collant, une cape et un « S » plaqué sur le torse ? Si ces attribues peuvent contribuer au bien des plus faibles ?

En tous les cas, ils créent le « buzz », à la télévision comme sur le net. Leur discours simpliste est pourtant généreux. Leur ras le bol de la souffrance et des injustices sociales semble sincère.

Alors si la planète Titanic sombre, trop de laissés pour compte, trop de pollution, il faut bien peut-être une poignée de héros, même ridicules, même sans batmobile ou bras bionique, pour qu’à défaut de changer le monde, ils nous redonnent un peu d’espoir… et le sourire au lèvres.

 

PS. *Le MET de NY consacrait une super expo aux super héros en 2008...

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Samedi 17 octobre 2009
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Vraiment trop petit ce parc... à moi les grandes étendues... le salon sera un début !
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Samedi 10 octobre 2009
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J’apprenais cette semaine que Catherine pourrait, sur un simple saut d’humeur d’un praticien renommé, se voir refusé l’accès du plateau technique de Claude Bernard. Ainsi, alors qu’elles ne sont déjà pas si nombreuses à offrir le choix aux mamans d’un accouchement naturel sans péridurale, sans médicalisation, mais en toute sécurité, voici que Catherine devrait laisser la place.

Revenir à l’essentiel, avoir le choix, suivre son instinct naturel, mettre le progrès à notre service, non en devenir l’esclave…

C’est en substance le message de Nicolas Hulot, dans « Le syndrome du Titanic ».

Allons nous réellement tête baissée, droit dans le mur ?

« Moi aussi, je suis un enfant de cette société de consommation. Je ne suis pas né écologiste. Je le suis devenu. »

Où est le progrès quand tout est marchandise ?

« Je croyais à l’opulence, et pour finir je découvre la rareté. »

Nicolas Hulot ne donne pas de solution magique. Il nous confie ses doutes. Mais curieusement, les images ne m’ont pas bouleversé j’ai vu ce que je savais être, un monde déboussolé, en mal de repère, où chacun vit comme il le veut ou comme il peut, sans cohérence, sans harmonie, sans fraternité.

Un monde où les plus forts prennent une grosse part du gâteau sans même s’interroger si quelques autres en espèrent une miette.

« J’ai peur ».

« Le modèle économique dominant n’est plus la solution, mais bien le problème.»

On peut en effet s’interroger à la vue d’une horde de touristes occidentaux appareils photos au niveau du visage, regardant comme au zoo, une tribu namibienne, femmes aux seins nus et enfants harcelés par les mouches ou encore ces jeunes noires en tenues traditionnelles, presque dénudées, circulant chariot en main dans un supermarché, achetant des fruits en barquettes !

Où est le progrès ?

Où sont les repères ?

La nature belle et sereine a disparu de l’écran. On est bien loin de « Home ».

« La maison brûle. »

Nous aurions donc à ce point perdu tout sens commun ?

Je veux croire qu’il est encore temps, comme le suggère Nicolas Hulot, non pas juste d’éviter le pire, mais radicalement de changer de cap.

Rien n'évoluera sans la volonté des grands de ce monde qu’ils soient chefs d’états ou PDG de multinationales - et là on peut craindre le pire en effet, à moins que cette crise économique soit finalement un bien, la nécessité d’une prise de conscience collective.

Depuis quelques années, il est question de résistance citoyenne. Et si la solution au fond était là, dans l’enveloppe que nous glissons dans l’urne, dans nos gestes quotidiens, dans notre façon d’éduquer la nouvelle génération.

Revenir à l’essentiel. Cesser de croire que le bien-être est dans la consommation, qu’il est indispensable de disposer d’un écran plat, d’un Iphone, que le bonheur de nos enfants passe par Disneyland et Mac Donald, qu’acheter en ligne est le sommet du progrès, que partir en vacances au soleil à quelques heures d’avion est une nécessité vitale, que l’eau doit venir au désert, que l’homme est tout puissant.

Je me souviens, petite, du slogan « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées. »

80% des richesses naturelles profitent à 20% de la population. Et ce n’est pas la fonte des pôles, les typhons et autres tsunamis à répétitions qui vont changer la donne, bien au contraire. Cette immigration clandestine qui nous fait déjà si peur et qui nous pousse à construire de frontières physiques et plus encore des murs de haine dans nos têtes, n’est qu’un début. Que fera-t-on quand des pays entiers chassés de leur territoire par une nature incontrôlable viendront grossir le rang des miséreux et des crèves la faim qu’on refuse déjà de voir ?

A défaut de croire en Dieu, je veux croire en l’Homme. Mais faudrait-il encore que ceux qui en ont le pouvoir économique et culturel agissent et prennent en compte une planète entière et non leur seul carré VIP.

Il ne suffira pas que nous achetions chaque mercredi nos fruits et légumes de saison à notre maraîcher de quartier, que nous cessions de consommer des produits venus du bout du monde, de trier nos déchets, que nous expliquions à nos filles que le Père Noël désormais n’apportera que l’essentiel et uniquement ce qui ne « fait pas mal à la terre », que nous refusions le poids du groupe au profit d‘une résistance citoyenne en faisant les choix qui répondent à notre instinct non aux dictats de la mode et de la pression sociale.

Nous ne sommes qu’une goutte d’eau. Et nous n’étions que cinq hier dans la salle à visionner le film de Nicolas Hulot.

Je veux croire et espérer.

J’ai eu la chance de grandir dans une nature presque intacte, d’apprendre à nager dans l’océan, en rivière, de manger des fruits cultivés en pleine terre, de connaître le frisson de la neige en hiver, la chaleur du soleil au mois d’août ; j’ai grandi dans l’espoir d’un « espace ouvert, l’esprit aussi ».

Je veux offrir cette même vie, ces mêmes choix à mes filles.

Elles savent déjà tout à la fois ce qu’est une DS, Dora, Kitty, Disney, mais elles savent surtout le goût acidulé de la pomme tout juste coupée et disposée en forme de fleur sur la pâte, elles peuvent distinguer choux de Bruxelles, tomates cœur de bœuf et céleri, elles ne s’endorment jamais sans avoir écouté l’histoire lu dans un livre puisé dans la bibliodiversité de leur bibliothèque…

Mais cela suffira-t-il ?

Auront-elles le choix, encore ?

« On a pu construire des routes en plein désert. On a pu rapprocher les hommes. »

« Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait. On ne doit rien admettre de tout ça car c’est tout simplement inadmissible. »

« Je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence. Jusqu’où suis-je prêt vraiment à aller dans le choix, dans le renoncement ? »

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Samedi 26 septembre 2009
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Javais une heure à perdre sur ma pause déjeuner. Jhésitais entre minstaller au soleil dans le jardin des Tuileries, un sandwich à 4,50 dans une main, « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye dans l’autre.
Quand en sortant du métro, j'ai vu les grandes toiles sur la façade du palais : "Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise - 17 septembre 2009-4 janvier 2010". Pourquoi pas ? Que savais-je de Titien et des autres ? Une trop vague idée de leurs peintures, mais rien de leur histoire et de leurs "rivalités". 
J
évitais lentrée par la pyramide. En habituée des lieux, je me glissais plutôt dans le carrousel. Une caisse automatique, 11 dans la fente. En 10 minutes, jétais devant le mur aubergine et les premières toiles.

Au gré de rendez-vous distants, de pauses déjeuners culturelles, jai compté avoir visité le Louvre 4 à 5 fois depuis ma reprise en mars. Je devrais peut-être prendre un abonnement ?
J
ai retrouvé ainsi avec bonheur, ce lieu que jhabitais presque, des journées entières et par vidéos interposées, l
année de ma maîtrise.

Je me souviens combien j’avais été étonnée la première fois, un mardi, de croiser autant de monde dans les couloirs pourtant fermés au public. J’avais imaginé avoir les galeries et salles monumentales à moi seule, et je constatais avec un brin de déception, que je n’étais qu’une, parmi un flot de privilégiés, chercheurs, restaurateurs, photographes, artistes ou simple nettoyeur de vitres. Il n’empêche, encore, maintenant j’arrive presque à faire abstraction de toute cette foule grouillante, à contempler, comme si nous étions elles et moi dans une bulle, les momies égyptiennes, les fresques assyriennes, les femmes de Rembrandt.
Avant l'été, presque muée en japonaise, j’ai été subjuguée par la beauté des collections de l’Aile Richelieu, que je m’étais depuis le début refusée de visiter, au prétexte que sa nouveauté attirerait une nuée de «touristes de base» auxquels je ne voulais pas me mélanger. Vanité déplacée, j’aurais loupé les ors du mobilier Empire, la chambre de Madame Récamier et celle de Louis XVIII.

Enfin donc, hier pour la cinquième fois peut-être, je rentrais dans le temple.
Tout d’abord le tournis, des gens amassés devant les premières toiles, écouteurs rivés aux oreilles, doigts affairés sur les stylets numériques et la fameuse grippe A, que je voyais blottie au creux de chaque narine, dans la moindre toux douteuse. Les deux premières salles passées, le public se fit moins dense, l’air plus respirable. J’avais noté en entrant, que le compteur de visiteurs annonçait plus de 450 personnes. Je n’avais pourtant pas fait la queue. Je verrais en sortant, vers 13h, une file d’une centaine de touristes attendait leur tour.

J’ai commencé par lire les textes en trois langues collés aux murs. Nous sommes entre 1540 et 1590, Titien, Tintoret, Véronèse… s’affrontent dans des combats picturaux. Rivalisant de géni, parfois de fourberies, pour marquer la postérité et les palais vénitiens de leurs œuvres.

D’une salle à l’autre, j’ai appris à reconnaître la pâleur aux joues roses des femmes de Véronèse, j’ai tout de suite aimé la finesse de Titien, moins apprécié Tintoret, découvert quelques autres Palma le Jeune, Bassano - très beau…

Pendant une heure j’étais à Venise au XVIème siècle, pourtant, je retrouvais mes filles dans les traits de ces petites poupées de pourpre et de vert, habillées en dames de la cour miniatures.

Bientôt, les treize coups ont sonné. Cendrillon devait retourner au charbon. Parenthèse vénitienne terminée.

Nous reviendrons un jour, des jours, en famille. Je veux tellement que les filles se nourrissent de ces sculptures, toiles et autres meubles. Je suis certaine qu’elles sauront saisir toute cette beauté.

Vendredi, elles vont à la ferme de la Foire économique de Metz, hier, elles ont mené, gants aux mains et tee-shirt sponsorisés, une opération nettoyage de la planète - enfin de la cour de l’école et des rues proches pour commencer - elles ont tant de choses à voir et à comprendre !

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NOVEMBRE !

1ère bougie pour ma baybinou, ma chipette EDEN-LUNE ! Bon anniversaire mon amour ,-)

LECTURE DU MOMENT :-)

Le Grand secret, René Barjavel, éd. Presses de la cité

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